GROOM II : vers un centre européen d’expertise en robotiques sous-marine

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Le Pôle Mer Méditerranée est partenaire du projet H2020 GROOM II. Coordonné par Armines, centre de recherche commun des Ecoles des Mines, le projet réunit 14 partenaires de 12 pays. Son lancement est prévu pour le dernier trimestre 2020. 

 

D’une durée de 36 mois, le projet vise à concevoir un centre européen d’expertise en robotique sous-marine. Cette nouvelle infrastructure de recherche européenne a pour objectif de coordonner les capacités européennes d’observations en mer, de promouvoir une approche collaborative dans la collecte et le partage de données océanographiques, afin de contribuer à une gestion durable de l’environnement marin et de ses ressources.

 

Il s’agit de la continuité du projet FP7 GROOM, qui a permis de démontrer l’intérêt d’une telle structure et d’établir son architecture. En se focalisant sur les capacités des gliders, ce centre d’expertise contribuera à observer largement les océans, en surface comme en profondeurs et de fournir des variables océaniques essentielles pour la science, l’observation, la surveillance et les activités commerciales.

 

GROOM II vise à proposer une conception avancée de cette infrastructure. L’objectif est de réfléchir et de concevoir les éléments juridiques et organisationnels d’une telle structure : systèmes de gouvernance, business model, régimes de financement des Etats membres. Les différents services que ce centre d’expertise en robotique sous-marine pourrait offrir aux marchés émergents de l’économie bleue seront également définis. Les données collectées pourraient par exemple être utilisées pour mesurer la qualité de l’eau lors des observations offshores, fournir des informations pour le transport maritime ou encore informer de la santé des écosystèmes pour la gestion de la pêche.

 

Le Pôle Mer Méditerranée contribuera à cette réflexion et à l’identification de ces services environnementaux. Il aura notamment pour rôle de faciliter la relation entre les communautés scientifiques et industrielles, et de susciter leur intérêt à prendre part à ce centre d’expertise.