Découvrez les projets labellisés lors du Comité de Pilotage du Pôle Mer Méditerranée du 24 avril 2021

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L'évolution contemporaine du système portuaire européen est marquée par une concentration croissante des flux maritimes et terrestres autour de quelques grands hubs. Une telle configuration se fait au détriment de nombreuses villes et régions, dont le port n'apparaît plus comme un élément moteur de l'économie locale, tout en renforçant la domination de la route et de ses impacts environnementaux. Le projet SLICE fournit une analyse nouvelle, multi-niveaux et pluridisciplinaire de la concurrence portuaire à travers ses dimensions juridiques, économiques, et spatiales. Un regard particulier est jeté sur la connectivité multimodale des régions portuaires et non-portuaires, ainsi que sur les liens socio-économiques entre ports et territoires, à partir de données inédites sur les trafics et l'emploi, mais aussi la congestion et la pollution, en vue de produire de nouveaux indicateurs comparatifs en termes de forces et de faiblesse des différentes portes d'entrée du continent. Une enquête auprès d'acteurs-clé enrichira cette étude.

 

Porteur de projet : Economix

 

Partenaires recherches : IFSTTAR, IDIT, Géographie-cités, Université de Gênes

 

Budget : 500 000€

 

 

Le projet AGIR a pour objectif l'utilisation de la biomasse marine pour élaborer une nouvelle méthode de réticulation afin de fabriquer un hydrogel bio-inspiré par une méthode totalement verte. L'algue produit un biopolymère à base de protéines qui une fois réticulé scelle rapidement les tissus endommagés. Une caractérisation physique et chimique complète de l'hydrogel sera effectuée. Des tests de cytotoxicité et de compatibilité avec des cellules vivantes seront réalisés. La méthode de réticulation bio-inspirée ouvrira de nouvelles perspectives pour une nouvelle classe d'hydrogels qui pourraient avoir des applications dans le biomédical.

 

Porteur du projet : Institut de Chimie de Nice (Equipe MAPEC, UMR CNRS 7272)

 

Partenaires recherches : Institut de Chimie de Nice (équipe MB, UMR CNRS 7272- , UMR CNRS 7272, Plate-forme Technologique de Chimie), Laboratoire de Biologie Tissulaire et Ingénierie Thérapeutique, UMR CNRS 5305

 

Budget : 1 226 K€

Développement officiel (niveau national, par les acteurs seuls autorisés à la diffusion d’alerte marine à vocation décisionnelle = Météo-France) d’un outil pre-opérationnel de prévision des conditions hydro-morphodynamique à la côte, avec une approche UHR, c’est à dire une résolution spatiale plurimétrique et la prise en compte de processus physiques actuellement non considérés dans les outils existants nationaux.

 

Porteur de projet : Université de Montpellier

 

Partenaires recherche : LEGOS, Météo-France, SHOM

 

Budget : 500 000€

Les zones côtières et littorales très peuplées sont vulnérables aux phénomènes de submersions marines. Les populations côtières et les politiques qui assument la responsabilité de leur sécurité et du développement du territoire doivent pouvoir anticiper les risques et s’y préparer, être alertées et se tenir prêtes en cas de risque. La connaissance fine des conditions météo-océaniques génératrices des submersions marines , de leur évolution et de leurs interactions et conséquences avec le continent dans la zone littorale est essentielle pour cela.

 

Porteur du projet : CLS

 

Partenaires industriels : BRGM, Wave's n see, EID Méditerranée, BRLi, SubCMarine, vorteX.io

 

Partenaires recherche : Météo France, SHOM, Université de Montpellier, LEGOS

 

Budget : 3 584 K€

 

Le projet SPIM (SPIM pour Plankton Imaging and Monitoring) porte sur l'acquisition d'un microscope permettant d'observer les plus petits détails des organismes du plancton et d'en générer  à haut débit des images de grande qualité en 3D. Ce microscope permettra d'observer la biodiversité des environnements marins et en particulier celui de la rade de Villefranche avec une précision non égalée jusqu'à présent. Ces observations  contribueront à une meilleure compréhension des écosystèmes marins, de leur fonctionnement et de  leurs réponses aux changements climatiques et anthrogéniques. Ce projet s'intègre dans un plus vaste programme de recherche qui vise à caractériser globalement les écosytèmes en combinant des techniques de génomique environnementale et  de mesures par capteurs automatiques de paramètres physico-chemiques et biogéochimiques. Ce programme de recherche intitulé Observatoires augmentés (AO EMBRC) est soutenu par une infrastructure de recherche EMBRC. Il va de la collecte des échantillons jusqu'à leur analyse génomique et par imagérie ce qui générera des données qui seront à disposition de la communauté. Le projet SPIM s'intègre dans l'ojectif 4 (WP4).

 

Porteur du projet : CNRS-DR20

 

Partenaires recherche : Laboratoire CNRS-LBDV, Laboratoire CNRS-LOV , Laboratoire CNRS-I3S, Laboratoire CNRS-LBDV, Laboratoire CNRS-IMEV

 

Budget : 407 K€

Le projet FOREPAST propose une approche innovante de repeuplement de la palourde Ruditapes decussatus dans la lagune de Thau, afin de tester l’hypothèse conjointe d’une capacité d’accueil actuellement favorable pour cette espèce et d’un nombre insuffisant de géniteurs pour reconstituer une population exploitable. Cette approche comporte notamment une procédure de validation par un tracking PCR à partir des caractéristiques des géniteurs. Le dispositif mis en œuvre est également original par l’utilisation d’une technique peu coûteuse, car elle ne nécessite pas de pré-grossissement en bassin ou en pochon et parce que les œufs sont produits par des géniteurs présélectionnés dans des sites lagunaires proches. D’autre part, ils seront directement en contact avec le biotope dans lequel ils vont évoluer. L’adaptation et la résistance des larves qui auront survécu impliqueront potentiellement une augmentation des chances de survie jusqu’à l’âge adulte et une résistance face aux variations environnementales (malaïgue, pathologies, parasitisme, etc.).

 

Porteur du projet : P2A Développement

 

Partenaire industriel : Prud’homie/comité régional

 

Partenaires recherche : SMEL (Laboratoire Université Montpellier), Lycée de la mer Paul BOUSQUET

 

L'antibiorésistance développée par des microorganismes pathogènes est une menace émergente pour la santé humaine car le nombre d'antibiotiques actifs contre les bactéries résistantes ou persistantes est rare. Les symbioses microbiennes constituent une importante source de molécules à potentiel antibiotique car les interactions inter-espèces qui y siègent sont dépendantes de composés bioactifs.

 

Nous avons une collection de > 500 souches bactériennes issues de lichens marins ayant un fort potentiel mais non exploitées pour la production d'antibiotiques. AMALIA développera et appliquera des approches innovantes à partir de ces souches pour 1) identifier et éviter la redécouverte de composés connus 2) modifier et cultiver ces souches pour augmenter la production de métabolites 3) faciliter leur identification et les tests biologiques. L'objectif est de découvrir de nouveaux composés ultérieurement commercialisables comme antibiotiques contre des microorganismes résistants et persistants

 

Porteur du projet : Laboratoire de Biodiversité et Biotechnologies Microbiennes (LBBM) de l'Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer (OOB)

 

Partenaire industriel : Olgram

 

Partenaires recherche : CorINT, NUMECAN, Conservatoire Botanique National de Mascarin

 

Budget : 460 K€

 

Le projet BLUE OCEAN vise à concevoir des navires marchands comme des organisations apprenantes et à construire des modèles de risques pour améliorer la sécurité et la résilience. Le transport maritime réalise plus de 90% du freight mondial en volume. Avec l’augmentation de la densité du traffic et des volumes transportés, ce secteur d’activité hyper compétitif doit faire face à un nombre plus important de risques, parfois méconnus. Dans ce contexte, de nouvelles technologies de l’information (TI) tels que la e-navigation et les systems VTS (Vessel Traffic Services) contribuent à automatiser les navires marchands et à les contrôler en partie depuis la côte. L’implémentation et l’usage de nouvelles TI génèrent de nouveaux risques (dont les cyber attaques) pour tous les acteurs à bord des navires et sur la côte, que nous appelons dans ce projet un réseau collaboratif (RC).

 

Ce projet rassemble des universitaires et professionnels afin de construire des outils et modèles pour mieux prédire et prévenir les (cyber) risques, générer de la résilience dans les RCs maritimes et répondre ainsi aux enjeux de sécurité globale.

 

Porteur du projet : CERAG

 

Partenaires recherche : LEMNA, IMT ATLANTIQUE, Lab-STICC, LJK, ENSM, Grenoble Ecole de Management

 

Budget: 619 K€

Le projet CEMAS s’adresse à la problématique du monitoring continu de l’environnement marin et sous‐marin et de ses corollaires inhérents : les risques humains et les coûts de déploiement. Il vise à développer une station mobile de surface, connectée et totalement autonome en énergie, permettant de déployer et de récupérer un système de drones sous‐marins autonomes, capable d'assurer une permanence à la mer pour des applications de monitoring d'installations, de surveillance environnementale, de mesure des usages. L’objectif étant de remplacer en partie les rotations de navires de servitude et une part des interventions humaines à risques par une solution automatisée, fournissant une information temps réel, tout en restant dans un budget maitrisé.

 

Porteur du projet : RTsys

 

Partenaire industriel : IM Solutions

 

Partenaire recherche : IES (Laboratoire UMR 5214 CNRS‐UM)

 

Budget : 2 952 K€

 

Les navires génèrent une grande quantité de données industrielles et opérationnelles. Ces données et leur accès sont clés pour le développement de solutions innovantes pour des navires économes, sûrs et intelligents.

Bourbon Marine & Logistics et ses partenaires Predict, Opsealog, AMU-LIS et Bureau Veritas ambitionnent de participer aux feuilles de route Green & Smart Ship de la Filière des Industriels de la Mer en associant leurs expertises respectives au profit du projet CASSIOPEE.

CASSIOPEE (Collecte et Analyse de données pour la Sécurité des Opérations, la Performance et l’Efficience Energétique) vise à mettre en place l’infrastructure nécessaire à la collecte des données et leur traitement à bord pour fournir aux marins des applications d’aide à la décision en temps réel pour l’amélioration de la sécurité des opérations.

Ce système permettra également le transfert à terre des données afin d’alimenter un jumeau numérique pour le suivi continu de l’état de santé du navire ainsi que sa capacité opérationnelle. Objectif : optimisation des coûts d’exploitation. Enfin, l’analyse et le traitement des données permettront d’améliorer la performance opérationnelle des navires mais également l’efficience du flux logistique dans lequel ils évoluent afin d’en réduire l’empreinte carbone.

Porteur du projet : Bourbon Marine & Logistics

Partenaires industriels : Predict, Opsealog, Bureau Veritas

Partenaire recherche : AMU-LIS