Premiers essais concluants pour GreenExplorer : l’inspection sous-marine à moindre impact sur l’écosystème.

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Labellisé en 2016 par le Pôle Mer Méditerranée, le projet GREENEXPLORER est le résultat d’une longue veille technologique entamée par ALSEAMAR en 2009 dont les services associées permettent à ce nouveau véhicule sous-marin de surveiller, photographier et modéliser des organismes naturels et des installations humaines sous-marines.

 

Ce projet est conduit par les industriels ALSEAMAR et COMEX associés aux trois laboratoires de recherche LSIS, I3S et MAPIEM, tous situés en Région Provence Alpes Côte d’Azur et bénéficie des financements de l’Etat, de la Région SUD, des Métropoles d’Aix-Marseille-Provence et de Toulon Provence Méditerranée.

 

Une première mondiale qui répond à un triple enjeu :

  • La croissance forte des activités en mer et en zone côtière, et donc du marché de l’exploration du benthos vivant à proximité du fond d’une part, et de celui de la surveillance des équipements installés par l’homme (récifs artificiels, câbles sous-marins, pipe, fouilles archéologiques, etc.) d’autre part ;
  • La réduction l’empreinte sur l’environnement pour mener à bien de telles opérations, sans déranger la flore ou la faune marine et sous-marine avec zéro bruit et zéro déchet ;
  • La maîtrise des coûts.

 

L’innovation de GREENEXPLORER réside dans une liaison de télécommunication par fibre optique bio-hydrolysable ou biodégradable, qui assure la transmission en temps réel vers un pupitre à terre des informations collectées sous la mer et permet d’interagir en temps réel en fonction des phénomènes observés. L’emploi d’une fibre-optique de très faible diamètre (inférieur à 0.5mm) permet de stocker de très grandes longueurs dans un volume réduit, et rends donc possible la télé-opération d’un engin léger sur de grandes distances horizontales (et verticales), ce qu’aucun autre engin sous-marin autre qu’une torpille n’est capable de réaliser aujourd’hui.

 

Ainsi, cet engin sous-marin est téléopéré depuis la terre ou depuis un navire léger d’opportunité, réduisant de manière considérable le coût de l’opération, ainsi que l’impact carbone de la mission. Toujours dans un souci d’économie d’énergie, son système de commande, de propulsion et de détection est très optimisé, et alimenté par une batterie Li-Ion de dernière génération.

 

Après plusieurs essais concluants en bassin et en mer, la démonstration du système a eu lieu le 8 janvier 2021 devant les différents partenaires et financeurs du projet.