Le patrouilleur de haute mer « L’Adroit » joue le banc d’essai flottant

C’est en effet la nouvelle mission qui a été confiée à ce bâtiment durant sa prochaine mission le long des côtes africaines.
L’idée a germé il y a quelques mois dans le cerveau du commandant de L’Adroit : son bateau pourrait tester quelques équipements innovants pendant sa mission, à condition que cela n’ait pas d’incidence ni sur ses activités ni sur l’intégrité du bateau ... Il en parle à DCNS, propriétaire du bateau, qui accepte cette idée et demande au pôle Mer Méditerranée de prospecter auprès de ses membres industriels.

Bâtiment Adroit Marine nationale

Bâtiment Adroit Marine nationale

JM.Casanova©Marine Nationale

Ce n’est pas moins de 8 entreprises, PME pour la plupart, qui ont répondu favorablement à cette invitation inédite. Le fait que cette offre était gratuite a certainement dû jouer dans la décision des industriels…

Une phase d’analyse des demandes a été réalisée par le Pôle Mer au profit de DCNS. Cette étude s’est appuyée sur l’expertise technologique de DGA/TN et sur l’expertise opérationnelle du commandant de l’Adroit.

A l’issue de cette phase, un dialogue s’est instauré entre DCNS, le Pôle Mer, l’Adroit et les industriels. Finalement, 3 entreprises sont restées en lice, les 5 autres s’étant retirées, généralement pour des raisons de préavis trop court et d’immobilisation trop longue et trop lointaine de leur équipement.

 

Les 3 entreprises sont :

  • CMR GROUP qui propose un ensemble de capteurs NG et contrôle à distance, à monter sur l’un des moteurs de propulsion, pour un test d’endurance,
  • IXBLUE qui a développé un sonar détecteur d’obstacles (en période de navigation) et détecteur d’intrus type nageurs de combat (en période de mouillage),
  • La Mesure Sur Mesure (LMSM) qui souhaite tester sur la coque d’un navire son support souple de fixation de capteurs déjà utilisé en aéronautique.

 

L’urgence prime la forme …

Le 3 mars, DCNS donnait son accord pour les 3 essais, il ne restait plus qu’une semaine avant l’appareillage.

Tous les acteurs se sont mobilisés et au résultat, les 3 industriels ont pu monter à bord, prendre les mesures de l’adaptation de leur équipement à bord et vérifier la faisabilité de l’essai.

CMR GROUP n’aura finalement pas assez de temps pour usiner les raccords adaptateurs entre le moteur et ses propres capteurs et développer l’électronique associée. Mais il reviendra à bord pour installer son équipement soit  lors d’une escale soit au retour de mission.

IXBLUE n’aura non plus pas assez de temps pour imaginer et construire le mode de fixation de son antenne sonar au bout d’une perche et envisage plutôt sa fixation sur l’une des embarcations du bord. Il proposera le montage de son équipement soit lors d’une prochaine escale soit au retour à Toulon du bâtiment.

La veille de l’appareillage, une équipe de 3 personnes de LMSM a pu installer son film souple sur l’étrave du bâtiment.

Il ne restait plus qu’à mettre en forme les conventions de « prêt à usage » entre DCNS et les industriels, ce qui fut fait dans les délais.

 

Nous continuerons à vous relater les suites de cette coopération originale DCNS/industriels.

 

Contact:

Bruno Delage, Chargé des relations avec la marine nationale et de l'intelligence économique

Tel : +33 (0)4 94 03 89 11

delage@polemermediterranee.com

 

Stéphane Claisse, Directeur Adjoint - Responsable Sécurité et sûreté maritimes

Tél : +33 (0) 4 94 03 89 62

claisse@polemermediterranee.com